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Jijel, Archéologie d'un espace

 


Archéologie

« Le passé n'est pas derrière nous, il est sous nos pieds » Proverbe arabe

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 Technique de l'électrolyse inverse, jijel-archeo

La technique de l'électrolyse inverse
dans la restauration des pièces en métal



Electrolyse inverse

Préambule

Un jour j'ai lu dans une revue scientifique un article fort intéressant sur une technique électro-physique très largement utilisée en archéologie et que des techniciens d'EDF avaient pratiqué sur un ancien canon prélevé en mer à qui on devait enlever la gangue métallique qui l'entourait. Cela m'a évidement tout de suite enthousiasmé et j'ai alors désiré connaître un peu plus cette technique utilisée en restauration. Malheureusement l'article n'était pas assez détaillé et m'avait laissé frustré. J'ai commencé à nouer des contacts avec des techniciens et des cadres universitaires afin qu'ils m'initient. Peine perdue, personne n'a été capable de m'orienter, même des spécialistes en corrosion et des techniques électolytiques n'y ont pas trouvé leur chemin.

Le 1er essai

Résigné, j'ai pris mon mal en patience attendant un hypothétique prochain article beaucoup plus fourni en détails. Et c'est en 2000, au premiers balbutiements de l'Internet en Algérie que j'ai pu avoir des informations très pertinentes de cette technique de restauration, grâce au site d'un particulier passionné d'archéologie et de restaurations des pièces historiques en métal qu'il trouvaient dans sa région et datant des deux guerres mondiales. Je fus tout de suite emballé et j'ai eu d'énormes difficultés à télécharger les pages du site, vu qu'à cette année la connexion était très lente (quelques dizaines de kilo bases/seconde). Mais j'ai tout de même après plusieurs jours rassemblé les quelques pages qui me concernaient. Et c'est chez moi que j'ai débuté à mettre en pratique la technique très bien détaillée que j'ai dénichée, essayant au départ de traiter des pièces de monnaie de l'époque française que j'ai en ma possession dont certaines étaient en mauvais état.

Le résultat était largement satisfaisant et j'ai pu restaurer plusieurs pièces en traitant chacune séparément en utilisant pour chacune d'elle le métal adéquat placé à l'anode. L'objet à restaurer étant relié à la cathode. Les deux pôles sont reliés à une alimentation générant du 12 ou 20 volts en continu. Ce dispositif terminé, placez les électrodes de part et d'autre d'un bac isolant en verre ou en plastique qu'on remplit doucement d'une solution d'eau distillée de préférence, mélangée à du sel de table ou de la soude. Branchez et vous constaterez au bout de quelques minutes l'apparition de petites bulles se dégageant de la pièce à nettoyer. Le dérouillage peut prendre plusieurs jours selon l'importance de l'objet. Veillez à nettoyer régulièrement la pièce en la retirant du bain pour la brosser et la rincer à l'eau claire.

En écrivant ces lignes, mes pensées m'ont emmenées à se demander sur la quantité d'objet, surtout en métal, remontée de la mer en Algérie, c'est le cas dernièrement de canons du port de Cherchell, et qu'on laisse rouiller sur place. Perdant par ces faits malheureux et itératifs une grande masse d'information pour la mémoire historique de notre pays. Et en juger aussi par le nombre de pièces de monnaie antiques que l'on trouve un peu partout en Algérie, que ce soit de l'époque berbère, punique, romaine arabe, etc..., qu'un simple nettoyage par les différentes techniques décrites ici, pourrait éventuellement faire ressurgir leur éclats anciens. Nos musées peuvent facilement se doter de ces petites installations avec des adaptations qu'on pourrai moduler à merveilles. Seules les grosses pièces comme les canons peuvent trouver une place dans des laboratoires beaucoup plus équipés et nécessitant de l'énergie qui pourrait être sponsorisée par une grande entreprise nationale du domaine. Dans ce cas là, les musées peuvent prendre l'initiative, à des fins de sauvetage, en plaçant les pièces trouvées en mer dans un récipient contenant de l'eau douce ou distillée pour enlever les chlorures qui sont très corrosifs et qui attaquent la structure interne du métal.


Karim Hadji pour jijel-archeo
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