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Archéologie

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Trsor fatimide Boumerds @t jijel-archeo

À propos du trésor monétaire
fatimide découvert à Legata

En 2008, si l’on s’en souvient, un trésor monétaire daté de l’époque fatimide a été découvert dans la localité d'El Ibrahimia, commune de Legata située à 20 km à l'est de Boumerdès, près du lieu-dit Koudiat ElArayass, par le jeune Chetta Saïd qui effectuait des travaux de terrassement pour réaménager sa maison.

Trouvées à l’intérieur d’une jarre, dont on ne précise pas si elle était scellée ou non, plus de 700 pièces de monnaie jugées exceptionnelles, compte tenu de la rareté des antiquités datant de cette époque, étaient estampillées de caractères arabes.

Apeu du trsor fatimide

Elles remonteraient «précisément au règne chiite, apparu en Afrique du Nord, en 909 de notre ère, avec l’arrivée du prédicateur Obeid Allah al-chiî », envoyé par son chef Obeid Allah Said. Quand Al-chiî chasse en mars 909, le dernier prince aghlabide, Ziyadat Allah III, et occupe Raqqada , il y installe, le 5 janvier 910, Obeid Allah Said, devenu Ubayd Allah al-Mahdi après sa prise du pouvoir. Ce dernier prend le titre de mahdi et d'amir al-muminin (« prince des croyants »). La dynastie fatimide durera au Maghreb jusqu’en l’an 973. Ce trésor devrait donc être daté entre 909 et 973 et son enfouissement remonterai probablement à une période de forts troubles.

Selon le président de l'association archéologique locale "Essaouaki ", Rabah Belabbes, ce genre de découverte est «rarissime» en Algérie. Citant l’ouvrage du Dr Salah Ben Korba, professeur d'archéologie à l'Institut d'archéologie d'Alger, considéré comme une «référence en matière de monnaie maghrébine» , il signale notamment qu’ : «à ce jour, seulement 26 pièces de la même époque ont été découvertes à la Qalaâ des Béni Hamad de M'Sila». Celles-ci seraient exposées actuellement au musée Cirta de Constantine.

Un inventaire du trésor et un premier compte rendu technique a cependant été établi par Ikderzan Hayat attachée à la protection et la restauration et Dries Lakhdar inspecteur au ministère de la culture. Ils ont tous deux recensés 703 pièces en argent dont seulement 21 appartiennent à la période Fatimide. Ces dernières sont composées de dirham et demi-dirham portant la sentence musulmane d’unicité de Dieu "La Illaha Illallah Mohamed Rassoul Allah" (Il n’y a de Dieu qu’Allah et Mohamed est son messager), le lieu de leur frappe (Mansouriah et Mahdia) ainsi que les noms des souverains régnants (L’Imam Abdellah et son tuteur El-Mansour, L’Imam El-Aziz et son tuteur Nezzar).

Pour les autres pièces de monnaies, ils étaient dans l’impossibilité de tenter une lecture ou inventaire correct en raison du mauvais état de leur conservation, de l’oxydation très avancée qui les recouvre (l’électrolyse inverse expliquée dans ce site pourrait aider à en sauver certaines), rendant totalement illisible la reconnaissance des caractères inscrits.

Voici ci-dessous la fiche technique d’une pièce telle qu’elle a été initialement décrite. Les traductions faites par nos soins et dans la hâte peuvent être sujettes à corrections.

Notice d'une pice fatimide (359 Hg=969 de J.-C.)

Ajoutons qu’en mars 2009, toujours à Boumerdès, dont il faudrait s’interroger s’il n’y existait pas un « pôle » fatimide digne d’intérêt, un trésor de 903 pièces de monnaie en argent, de forme rectangulaire, contenues dans une amphore, a été déterré par sieur Haroun Ahmed du village Iweryachene, dans la commune de Nacéria, alors qu’il entreprenait des travaux de fondations dans son terrain pour la construction d’une maison. De ce lot de monnaies, dont le cours remonte également à l’ère des Fatimides, il en extraira particulièrement deux pièces portant l’inscription en arabe : "Allah Rabouna, Mohamed Rassoulouna, El Mahdi Imamouna"(Allah est notre Dieu, Mohamed est notre Messager, El Mahdi est notre Imam). Le stock monétaire a été remis à la direction de la culture de la wilaya de Boumerdès.

En face du caractère exceptionnel de la découverte, certains journaux ont posé avec incidence le caractère obsolète des lois algériennes en ce qui concerne surtout le titre d’auteur dont doit bénéficié l’auteur de la découverte et l’absence de compensation financière ce dernier lorsque ces trésors et antiquités sont remis gracieusement aux "autorités compétentes". Ce type de comportement patrimonial et patriotique que de centaines de citoyens à travers le pays nous renvoie reste depuis très longtemps négligé et non valorisé, malgré les assauts répétés parfois létaux portés à l’archéologie et à l’histoire de l’Algérie (vol, dégradation, destruction, pillage, concussion, trafic, …). On en vient donc que la seule contrepartie positive en matière d’archéologie qui émane de particuliers ou de la "société-dite-civile" ne soit pas inscrite dans la législation algérienne à propos de la préservation et de la notion de "biens culturels" alors que les activités des directions en charge de la protection sensés les protéger s’accommode bien généreusement des pratiques platonique et folklorique ainsi que des annonces stérile et débilitante. Leur discours débarrassé de la science est bien truffé de contradictions. Toutefois, il nous faudrait faire la part des choses et se poser la question : « Quelle nouvelle stratégie doit-on adopter pour hisser notre patrimoine ?».

Synthse Karim Hadji

jijel-archeo © mai 2013


 

 
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